Biographie - Treed

Je m’appelle Treed.
Je n’ai pas grandi avec l’idée de devenir écrivain.
Mais un jour, j’ai commencé à écrire… pour comprendre ce que je ressentais.
Et je n’ai jamais vraiment arrêté.
Depuis toujours, je m’interroge.
Sur le monde, sur les silences qu’il impose, sur ce qu’on cache, sur ce qu’on oublie.
Sur les vérités qu’on enterre.
Sur ce que le savoir nous donne — ce qu’il nous coûte — et ce qu’il nous arrache.
Pas le savoir qu’on apprend par cœur.
Celui qu’on vit. Celui qu’on porte. Celui qu’on tait.

Mon premier roman, Le Prix du Savoir, est né de là.
D’un besoin simple : explorer un futur qui, parfois, ressemble trop à notre présent.
Un monde où la technologie évolue plus vite que l’empathie.
Un monde où l’intelligence est partout… mais la sagesse, rare.

Ce livre est de la science-fiction, oui.
Mais pour moi, c’est surtout une fiction sociologique, intime, lucide.
J’essaie d’écrire avec honnêteté. Sans effets inutiles.
Avec des personnages, qui comme nous tous, doutent, tombent, aiment, cherchent.
Pas pour faire la morale.
Mais pour poser les vraies questions.
Celles qu’on évite. Celles qui dérangent.
J’ai voulu que cette histoire ne se limite pas aux pages.
Alors j’ai créé un jeu.
Pas un jeu de rôle. Un jeu de quête.
Une aventure parallèle, entre réel et fiction, où chaque lecteur peut devenir acteur.
Chercher des indices dans le réel. Marcher dans les pas du récit.
Pas pour buzzer. Pas pour divertir.Pas pour gagner.
Mais pour ressentir, chercher, comprendre et vivre autrement ce qu’on lit.
Pour marcher dans les silences. Pour chercher ensemble.
Parce qu’au fond, j’ai voulu transposer notre état du monde dans notre rapport au savoir.
On veut tout savoir, tout comprendre, tout dominer.
Mais souvent, on comprend mal.
On a cette fâcheuse habitude d’écrire les chapitres d’un livre sans même avoir lu, ou créé, nos propres lignes.
On passe à la suite trop vite.
On court après l’info, jamais après le sens.
Moi, j’ai voulu ralentir.
Montrer ce que ça coûte, de savoir.
Ce que ça change, de comprendre vraiment.
Je ne prétends pas changer le monde.
Mais si mes mots permettent à quelqu’un, quelque part, de se poser une vraie question,
de ressentir un lien, une émotion, une faille partagée…
Alors j’aurai fait ce que je devais.
Je crois qu’on peut lire autrement.
Lire ensemble. Lire comme une aventure.
Et peut-être réconcilier le livre avec le monde.
J’écris lentement.
Je réécris beaucoup.
Je doute souvent.
Mais je crois en une littérature qui ose se mêler au réel, sans tricher.
Une fiction qui regarde les gens dans les yeux.
Je prépare déjà mon second livre. Il parlera de ce qu’on garde en nous quand on ne peut plus parler.
Il sera plus sobre, plus brut. Il parlera d’enfance, de solitude, et peut-être de réparation.
Et une partie de ce projet sera dédiée à ceux qui n’ont pas encore les mots : les enfants oubliés.
Un jour, j’aimerais écrire aussi pour les enfants, pour l’école, pour les familles.
Créer des histoires qui rassemblent.
Des livres comme des ponts. Comme des jeux. Comme des liens.
Des livres qui donnent envie de lire autrement.
Pas seul. Pas dans le silence.
Pas comme une obligation, mais comme une expérience à vivre.
Par envie.
Par émotion.
Par besoin d’être relié.

Lire peut redevenir une énergie vivante, une source d’énergie positive, partagée, émotionnelle.
Pas un produit.
Un lien.
Un jeu.
Un moment.
Lire autrement, ensemble, c’est peut-être une façon de redonner au livre sa place dans le monde d’aujourd’hui.
Je veux que mes livres se vivent, se jouent, se cherchent.

Je rêve d’une littérature qui rassemble, pas qui isole.
Une fiction qui touche l’humain, qui pose des questions sans imposer de réponse.
Mon but n’est pas de livrer une morale.
Mais peut-être de réveiller un peu de conscience — sans violence.
Si mes mots permettent à quelqu’un de ressentir, de questionner, de s’unir à d’autres…
Alors j’aurai atteint ce que je cherche :
Une autre façon de lire. Et peut-être, une autre façon de vivre.
On dit souvent que la France est un pays de révolte.
Moi, je crois que la révolte n’est pas une façon d’être.
C’est une conséquence.
Une conséquence de l’attente. De l’amour. De l’exigence.
Ici, on aime trop. On espère trop.
Alors parfois, on s’indigne, on crie, on refuse.
Mais au fond, ce n’est pas la haine qui parle. C’est l’envie d’un monde juste.

Je n’écris pas pour dénoncer.
J’écris pour raviver ce qu’on croyait éteint.
Dire sans crier.
Ressentir sans imposer.
Et peut-être, en chemin,… créer un peu d’humain.
Ce que je cherche, ce n’est pas la révolte.
C’est la clarté.
Pas pour diviser.
Mais pour qu’on voie mieux ce qu’on est en train de perdre.
Je ne suis pas un maître du savoir.
Je suis juste quelqu’un qui essaie de comprendre un peu mieux…
Et qui espère, en chemin, toucher un peu l’humain.
Ce livre est mon point de départ.
Je veux aller plus loin.
Créer une maison d’édition qui propose une autre façon de lire.
Plus vivante, plus collective, plus en phase avec notre époque.
Pas juste publier — faire vivre des récits dans le réel.